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L'auteur

Philippe Decressac nous raconte l'histoire de sa passion

Mon histoire avec la photographie remonte à l’instamatic Kodak de ma première communion ! Mais les choses ont démarré sérieusement au début des années 80, grâce à mon premier job qui m’a permis d’acquérir du matériel Canon professionnel. Je suis toujours resté fidèle à cette marque tout en m’autorisant quelques folies chez Leica, réalisant ainsi le rêve partagé par plusieurs générations de photographes !

Je me suis exercé à peu près à tous les styles durant mon temps libre : reportage de rue, studio, portrait, paysages, animalier… Et avec le support de quelques stages et beaucoup de lecture je me suis rapidement attaché à assurer le développement de mes clichés en noir et blanc, comme en couleur. De la préhistoire à l’ère du numérique !

Un premier voyage au Kenya en 1983 me conduira à concentrer mon activité photographique sur les espaces naturels et l’animalier. J’étais déjà pleinement conscient à cette époque de la grande fragilité des espèces sauvages et de la nécessité d’en témoigner. Ce voyage sera suivi d’une trentaine d’autres sur le continent africain et de bien plus encore sur les autres continents, de l’Arctique à l’Antarctique.

Ne pouvant ignorer que plus de 70 % des espèces naturelles étaient dans les mers j’ai passé au début des années 90 les certifications de plongeur autonome pour explorer le fascinant monde sous-marin. Un bon millier de plongées photographiques plus tard, j’ai publié en 2016 mon sixième livre, «Portraits sous-marins». J’attache une importance particulière à cet ouvrage. En effet, 50 % des sites coralliens qui apparaissent dans le livre sont aujourd’hui désertés de toute vie… et les 50 % restants pourraient rapidement connaître le même sort !

C’est seulement à la fin des années 2000, en prenant du recul par rapport à une vie professionnelle soutenue, que je me suis engagé dans la publication d’ouvrages photographiques. J’ai eu la chance de pouvoir parcourir les plus grands sanctuaires animaliers terrestres et sous-marins de la planète. Cette chance me donnait sans doute un devoir de partage. Bien sûr le livre n’est pas un modèle sur le plan écologique mais, quoi qu’il arrive, je suis convaincu qu’il survivra. Le partage sur internet est un outil d’une puissance fabuleuse mais il ne s’inscrit que dans l’instant.

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